Je pense ou je subis

Le blog d'un citoyen attentif

Polémique sur les génériques : complètement à côté de la plaquette !

mai23

Une polémique circule sur des sites, blogs et par chaîne d’emails sur un générique qui coûterait au final plus cher que le princeps. Or, il s’avère que les arguments sont complètement erronés. Preuve à l’appui.

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1 minute pour en parler

octobre13

1 minute pour en parler, c’est le nom de la campagne lancée par l’Agence de la biomédecine.

Le thème ? Le don d’organes. En voici un sujet encore tabou en France pour des raisons diverses et variées : difficulté à parler de la mort, dimension religieuse poussant la famille à « respecter » le corps du défunt, difficulté à choisir pour un autre.

C’est sous ce dernier angle que la campagne est originalement axée. Pas question ici de vous convaincre de donner vos organes. Il s’agit avant tout de faire connaître votre choix à vos proches.

Et vous, avez-vous pris une minute ?


Enquête sur les arrêts maladie…

juin10

…ou comment faire dire ce que l’on souhaite aux chiffres

Hier, le journal TV de 13h sur France 2 reprenait des chiffres publiés dans La Tribune :

« Plus d’un arrêt maladie sur dix serait injustifié ou trop long ». Cela parait effectivement énorme. Sauf que les chiffres doivent être remis dans leur contexte. Eco89 offre une analyse très éclairante du cadre de l’enquête qui a produit ces chiffres. Vous pouvez la retrouver dans leur article « Faux arrêts maladie : ce qui se cache derrière les chiffres« .


Le travail passait déjà avant le social, il passe à présent avant la santé

mai27
Légende
Caricature de Rhodo http://blorg.canalblog.com/

On avait appris hier que Frédéric Lefebvre avait déposé un amendement (qui finalement a été rejeté) permettant à un salarié en congés maladie de pouvoir travailler à distance pour éviter une perte de salaire.

Rue89 rappelle que cet amendement était de toute façon inutile : « Car, pris au pied de la lettre, que propose cet amendement ? De travailler pendant un arrêt maladie. Il y est question de volontariat. Or d’ores et déjà, un salarié qui se voit délivrer un arrêt de travail pour une cause qui ne l’empêche pas de travailler, peut fort bien s’entendre avec son employeur pour continuer son activité. S’il le souhaite, bien sûr, car l’arrêt de travail l’en dispense a priori« .

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Antennes-relais / portables : traitements différents

mai26

Hier, le grenelle des ondes, aussi appelé table ronde «radiofréquences, santé, environnement», a accouché après plusieurs semaines de discussions de « Dix orientations retenues par le gouvernement suite à la table ronde » (document téléchargeable à partir de la page officielle du Ministère de la Santé et des Sports – lien direct).

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Un nouveau site qui centralise les rappels de produits

mars28

Jusqu’à présent, pour être informé du rappel d’un produit, la démarche était assez chaotique pour le consommateur : soit l’information était traitée dans les journaux télévisés (mais il ne fallait pas la manquer), soit des affiches pouvaient être placardées en magasin. Autant dire que l’on avait toutes les chances de passer à travers les mailles du filet.

Partant de ce constat, un nouveau site bien utile a pointé le bout de son nez il y a plusieurs semaines : rappelsproduits.fr. Son principe est simple : les fabricants et distributeurs adhérents y saisissent leurs rappels de produits. Du coup, grâce à ce principe, la démarche est simplifiée pour le consommateur (pour peu qu’il ait une connexion Internet) : il lui suffit de consulter le site pour connaître les produits rappelés avec le descriptif succinct de la raison. Mieux encore : un service gratuit vous permet de recevoir les rappels automatiquement par email.

Le principal challenge de ce site réside dans sa capicité à mobiliser les fabricants et distributeurs pour qu’ils jouent le jeu et alimentent le portail. Si la liste des produits rappelés est déjà éclectique, le nombre de marques représentées est encore relativement faible. Un site qui a donc un bel avenir devant lui, pour peu qu’il arrive à convaincre les professionnels.


Retour sur l’intervention de N. Sarkozy sur les hôpitaux

janvier10

Hier, Nicolas Sarkozy présentait ses voeux aux personnels de santé et en a profité pour aborder les séries de décès à hôpital de ces derniers mois. Deux points m’ont particulièrement marqué durant son élocution. Tout d’abord ce passage :

On y voit notre président qui attaque la réponse systématique des professionnels à mettre en cause le manque de moyens. A la fin de l’extrait, Nicolas Sarkozy émet une critique : « on ne regarde pas à l’intérieur du moteur ce qui se passe, on dit : il faut plus« . Les personnes qui mettent en cause le manque de moyens dans les hôpitaux sont tout de même des professionnels de la santé. Alors, s’il ne sont pas au cœur du « moteur », où se trouvent-ils ? On pourrait arguer qu’il est nécessaire de prendre de la distance pour voir le problème des hôpitaux et de leur financement dans sa globalité, pour une analyse systémique. Mais à ne plus prendre en compte les opinions émanant des acteurs de terrain que sont les personnels des hôpitaux, ne risque-t-on pas d’avoir, comme avec les politiciens et les citoyens, une incohérence entre les décisions politiques et les besoins des patients ? Entre la France d’en haut et la France d’en bas ?

Deuxième passage bien plus surprenant encore :

Je suis effaré par la capacité qu’ont certaines personnes à émettre des critiques tout en oubliant (volontairement ?) les mêmes reproches que l’on pourrait leur faire à ce sujet. Car lorsque le président pointe du doigt l’augmentation de 50% « des dépenses de l’assurance maladie au profit des hôpitaux » entre 1998 et 2008, on peut s’amuser qu’une telle remarque sorte d’un président qui s’est augmenté de 172% début 20081. Comme on dit : c’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Ah, les chiffres ! On peut leur faire dire ce que l’on veut quand il s’agit de justifier nos actes. Si ces dépenses ont augmenté, il aurait été plus intéressant de les comparer par rapport aux autres pays européens mais en prenant en compte la qualité des soins. Car il faut dire que notre pays est plutôt bien placé. Sur le site de l’IRDES (Institut de recherche en économie de la santé), on trouve un document de travail daté de décembre 2008 intitulé « La qualité des soins en France : comment la mesurer pour l’améliorer ? » (cliquez ici pour le télécharger). En page 8, on y trouve des indicateurs plutôt flatteurs pour la France.

Mais des cas répétés de décès ont été constatés à l’hôpital, et depuis les langues se délient. Le Monde.fr nous indique que « les directions d’hôpital s’attaquent en effet désormais à l’emploi, en ne remplaçant pas des centaines de départs à la retraite d’agents hospitaliers » (cela vous rappellera certainement les suppressions de postes dans l’enseignement). Dans Liberation.fr, Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France, s’exprime à ce sujet : « Il (ndr : N. Sarkozy) parle de réorganisation pour ne pas dire qu’en 2009 il faudra couper 20.000 à 30.000 postes si l’on veut arriver à l’équilibre« . Des suppressions d’emploi liées aux CHU qui sont dans le rouge (29 sur 31 d’après Le Monde.fr).

A l’heure où l’État s’est endetté en 2008 avec la crise, le président semble nous faire comprendre qu’il est temps de faire un choix entre l’économie du pays et l’emploi, entre la santé du pays et celle des citoyens. Nous rentrons dans une ère où la vie humaine va avoir un prix.

  1. voir l’article de Libération à ce sujet []

Le plafond de la franchise médicale pas toujours appliqué

décembre10

Selon des sources proches, il semblerait que le plafond de la franchise médicale ne soit pas toujours respecté. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2008, une franchise médicale a été fixée à :

  • 50 centimes d’euro par boîte de médicaments (ou toute autre unité de conditionnement : flacon par exemple) ;
  • 50 centimes d’euro par acte paramédical ;
  • 2 euros par transport sanitaire.

(source : ameli.fr)

Or, il s’avère que certaines personnes ont constaté que la sécurité sociale continuait à leur prélever 50 centimes alors qu’elles avaient déjà eu plus de 50 boîtes prescrites cette année.

Pour vérifier si vous êtes dans cette situation, un moyen simple : demandez à votre pharmacien, il sera capable, grâce à votre historique, de vous dire combien de boîtes il vous a délivrées en 2008. Reportez-vous ensuite sur vos derniers relevés de sécurité sociale pour vérifier si la franchise est toujours déduite de vos remboursements. Si tel est le cas, contactez votre caisse d’assurance maladie.


La fièvre du bonus-malus

septembre30

Jean-Louis Borloo, notre ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (on reprend son souffle) succombe aux effets de mode. Le bonus-malus écologique à toutes les sauces, c’est ce à quoi nous allons être mangés.

Le « bonus-malus » pour lutter contre l’obésité

« Un rapport parlementaire publié aujourd’hui propose de porter de 5,5% à 19,6% la TVA sur les produits de grignotage afin de lutter contre l’obésité » (source Le Figaro.fr). Heureusement, on apprend aussi que « La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a écarté l’idée« . De là à dire que cette taxe ne verra jamais le jour, rien n’est moins sûr.

Le rapport de la députée Valérie Boyer proposait d’augmenter d’un côté la TVA sur les produits , et « à l’inverse de diminuer la TVA sur certains aliments non transformés comme les fruits et les légumes » (source AFP). La députée se défend donc de vouloir « taxer les plus faibles« , il s’agit, selon elle, d’une « enveloppe fermée« . Sauf que, à moins d’être médium, Mme Boyer ne peut prévoir les produits que les citoyens décideront d’acheter. Impossible donc de garantir un équilibre entre les taxes rehaussées et rabaissées. Tout simplement impossible. On se trouverait dans un de ces deux cas de figure :

  • Des rentrées supplémentaires pour l’État (des produits surtaxés plus vendus que les produits sous-taxés) ; dans un contexte où les français se plaignent de leur pouvoir d’achat en baisse, difficile de se permettre de les prélever encore plus sur des achats du quotidien, même pour leur santé.
  • Moins de rentrées pour l’État ; alors que les caisses sont vides, que le déficit de la France est toujours aussi alarmant, comment pourrait-on encore se permettre d’avoir un budget déficitaire ?

L’éducation au portefeuille : une bien mauvaise pédagogie

Au delà du problème économique se pose une question fondamentale : peut-on éduquer les français en jouant avec leur portefeuille ? Je ne le pense pas, j’en suis même intimement convaincu. Il serait plus pertinent d’informer, de responsabiliser à la fois les parents et les enfants. Un jeune ne peut devenir accro au grignotage sans le consentement ou, pire, le désengagement de ses parents.

Des demi-mesures

De toute façon, on ne changera pas le cœur du problème tant que les actions proposées resteront des demi-mesures. Soit on souhaite réellement responsabiliser les personnes et dans ce cas il ne s’agit pas de jouer sur les taxes, soit on veut empêcher le consommateur d’être tenté et alors il ne faut pas se contenter de bandeaux du type « pratiquer une activité sportive régulière » durant les spots publicitaires pour les produits incriminés. Allons alors jusqu’au bout de la démarche en interdisant purement et simplement ces publicités. Mais le combat de l’État contre l’industrie agro-alimentaire est celui de David contre Goliath. Je vous renvoie à la vidéo de mon article « Sarkozy contre la pub ? Vraiment ? » pour mieux vous en convaincre.

Le bonus-malus qui doit encore faire ses preuves avant d’être étendu

Alors que le bonus-malus sur les véhicules neufs est en vigueur depuis le mois de décembre, le classement des véhicules sur lequel est basé le calcul est remis en cause par L’automobile magazine. En effet, « Le système bonus-malus accordé aux acheteurs de voitures neuves et calculé en fonction du rejet de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ne prend pas en compte tous les polluants. Du coup certaines voitures bénéficiant d’un bonus polluent plus que d’autres ayant un malus. En effet, les voitures rejettent également de l’oxyde d’azote, des hydrocarbures imbrûlés… » (source France Info). Rien de bien nouveau en fait. Le 7 janvier 2008, Franck Laval, président de l’association Écologie Sans Frontières, tentait déjà de dévoiler les imperfections du bonus-malus auto au micro de France Info. Consultez l’article « Le bonus-malus écolo profite… au diesel » pour entendre son discours.

Alors, avant de penser à un nouveau bonus-malus, sur les téléviseurs par exemple (source : France Info), estimons plus précisément son coût et son impact à long terme, arrêtons de mettre en place des mesures de type « pastille verte », coûteuse et déjà tombée aux oubliettes…


Les pharmacies : ce qu’il faut changer, ce qu’il faut conserver

septembre21

Depuis deux semaines et jusqu’à hier, vous avez eu le droit à une campagne massive défendant les pharmacies. Dans cette véritable bataille de communication que se livrent E. Leclerc et les pharmacies, entre d’un côté l’auto-proclamé Zorro du pouvoir d’achat et de l’autre le lobby des pharmacies qui craint de perdre ses privilèges, il me parait important d’aborder les problèmes de fond avec leurs interconnexions.

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